Jamais deux sans trois

Le concert de Lady Gaga, prévu ce soir au Palais Omnisports de Paris Bercy, a été annulé en raison des intempéries, une partie des camions de la tournée étant bloqués par l’interdiction préfectorale de circuler en Ile-de-France, ont annoncé les organisateurs.

Le concert pourrait être reporté à mardi, mais l’information ne sera confirmée que demain. En revanche, le concert prévu demain soir à Bercy est maintenu.

En octobre dernier, les deux concerts que devait donner la star américaine au Palais omnisports de Paris Bercy avaient déjà été annulés à cause des grèves en France.

(Source)

Espérons que la “chanteuse” se retrouve prise dans une avalanche, ça nous fera des vacances.

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“J’veux qu’on baise sur ma tombe” braille Saez, le chanteur pseudo-rebelle d’Universal Music. Et bien il faudrait qu’il se dépêche d’en avoir une, parce que ses fans risquent de grandir un peu et d’abréger sa carrière. S’il meurt d’ici plus de 5 ou 10 ans, il ne devrait plus y avoir grand monde qui se souviendra de lui…

Qui est le plus ringard ?

L’UMP avec Mireille Matthieu et Johnny Halliday comme artistes officiels, ou le PCF qui invite Prodigy à la Fête de l’Huma ?

Snif…

Nous sommes désolés de vous annoncer que VENETIAN SNARES annule sa venue à Paris, prévue ce mercredi 28 avril à La Machine. Les Concerts de THE HUNDRED IN THE HANDS et DMX KREW sont maintenus, et le tarif d’entrée est à 8 euros sur place. Les places du concert sont remboursables auprès des points de ventes habituels (les préventes ne pouvant fonctionner sur place). Voici le nouveau line up : 23h / The Hundred in the Hands 0h / Dj Wet 1h/ DMX KREW. Avec nos excuses, L’équipe de La Machine.

Source

Changer de nom, pas de genre

Le monde de la techno beauf est un peu comme la droite française : pour faire oublier une image négative (RPR, ça rime avec Affaires), on change de nom. Dans les années 90, la mode était aux compilations de tuning : au volant de sa Super 5 couverte de stickers et de néon, le beauf pouvait faire chier le monde avec un caisson de basse occupant tout le coffre et une compilation des plus grosses merdes du moment estampillée “Super Tuning vol. 23″.

Puis, il s’est vite aperçu que tout le monde se foutait de sa gueule. Le côté tuning étant devenu plus péjoratif qu’autre chose, ceux qui produisaient leur techno au kilomètre ont dû trouver d’autres noms. Makina, Thunderdome, Bonzaï… autant de noms à coller sur les compilations pour donner l’impression qu’il s’agissait d’autre chose que de la bonne vieille techno tuning des familles.

Aujourd’hui, le nom a évolué en hardstyle. Pour justifier de la différence, une nouvelle danse, plus ridicule encore que la tecktonik a vu le jour : le jumpstyle. Imaginez des abrutis qui sautent d’un pied sur l’autre au son d’un espèce de bruit infâme, parfois des reprises de morceaux célèbres à la sauce boum boum. Pourtant, c’est exactement la même chose qu’avant. Il n’y a pas de meilleure illustration de la techno tuning que cet extrait du film Didier, dans lequel deux skins écoutent une compile du genre dans leur autoradio sur laquelle tous les morceaux sont identiques.

Pourquoi critiquer à ce point la techno tuning ? Parce qu’elle a fait beaucoup de mal à la musique électronique. Pendant longtemps, le public a cru qu’elle se limitait aux compilations de jacky. Que la techno, c’était juste du bruit, et pas du Laurent Garnier ou du Derrick May. Que c’était un truc de beaufs décérébrés. Heureusement, les choses ont un peu évolué et des groupes comme Justice ont montré qu’électro ne rime pas qu’avec techno. Bien sûr, les représentants les plus connus restent David Guetta et DJ Tiestö, mais on peut enfin entendre des bons groupes de musique électronique dans les festivals.

RIP

Une mort qui fera nettement moins de bruit que celle de Mickaël Jackson, pourtant il avait beaucoup plus de talent : celle de Guru, co-fondateur de Gang Starr, qui savait mettre des touches de jazz dans son hip-hop, bien loin des producteurs de gangsta rap à la chaîne.

Vie et mort de Trax Magazine

Quand j’ai acheté mon premier numéro de Trax, c’était déjà le 59ème, avec Massive Attack en couverture. Je cherchais en kiosque un journal qui parlait de musique électronique, et comme c’était un des rares ayant cette orientation… Je l’ai donc suivi depuis tout ce temps (ça doit faire dans les 6 ans). Loin des Only for DJs qui font des classements moisis et taillent des pipes au premier David Guetta qui passe, Trax savait être critique et dire qu’un mauvais disque est un mauvais disque. C’est l’un des rares magazines a avoir pu consacrer un article à Guetta sans lui cirer les pompes et en disant franchement qu’il est mauvais.

Et puis, l’éditeur de Trax a fait faillite. S’en est suivie une longue période sans, et le rachat par Technikart. De là est parti Tsugi : créé par des anciens de Trax, Tsugi a perpétué l’esprit de l’ancien magazine, le tout en réussissant l’exploit d’être totalement indépendant. Quelques mois plus tard, Trax renaissait sous la houlette de son nouvel actionnaire, récupérant sa liste d’abonnée, ce qui m’a valu de continuer à le recevoir chaque mois. Si la ligne éditoriale n’avait pas trop bougé, on sentait que cette nouvelle mouture n’avait plus l’esprit d’avant (puisqu’il était passé chez Tsugi). Histoire de le rentabiliser un peu, j’ai pu gagner certains des lots réservés aux abonnés, dont un joli casque, un pack MixVibes ou encore une poignée de CDs. Je regrettais quand même un peu de voir régulièrement des publicités pour des festivals trancey de merde ou des compiles NRJ. Mais heureusement, Tiësto n’avait pas encore envahi le journal.

Mais maintenant, Trax vient de franchir une nouvelle étape. Une nouvelle formule, devenue assez archaïque, avec notamment la disparition de l’agenda, remplacé par une sélection d’une poignée de soirées. Et puis, dans le dernier numéro, cette couverture, avec à l’honneur le fameux joueur de Bontempi en play-back, j’ai nommé Jean-Michel Jarre. Celui qui pond de la musique d’ascenseur moche et des shows mégalo pour les gogos, et qui se voit consacrées pas moins de huit pages de léchage de boules pour dire à quel point il est un génie et un précurseur. Désolé Trax, mais là, c’était quand même l’erreur à ne pas faire. Fini, mon abonnement. Reste Tsugi, heureusement.

Autechre à La Machine, c’est…

  • Un vestiaire obligatoire et payant, première fois que je vois ça, c’est un peu dégueulasse.
  • Une salle sympa, avec bar en haut, deuxième salle en bas, de quoi s’assoir… pour le son, moins bien par contre.
  • Un set laborieux de Didgit, le temps de patienter quelques heures (!) avant Autechre
  • La branlette inaudible de Russel Haswell, ça va cinq minutes, mais là, vingt, c’est assez insupportable. Et encore, heureusement, ce n’était que 20 minutes.
  • Un live d’Autechre agressif et très peu accessible, du coup dur de rester en y prenant vraiment du plaisir. Il faut dire que la musique du groupe est certes excellente sur disque, assis dans son canapé, mais ne se prête pas vraiment au live.
  • Ecoresponsable, ils jouent dans le noir.

Loose Armada

En voyant que Groove Armada allait passer à Paris, je me suis jeté sur les places malgré un prix un peu élevé. Mais qu’importe, l’évènement est rare. Ce n’est qu’après coup que j’ai écouté leur tout dernier album, Black Light, pour me rendre compte que le duo s’était mis à produire une pop bas de gamme, bien loin des tubes d’antan. Je m’attendais donc déjà plus ou moins à une déception pour le concert. Ça commençait mal, dès l’entrée, un type cherchait désespérément à revendre une place, tandis qu’à l’intérieur, il n’y avait pas vraiment foule.

Jupiter, que je ne connaissais pas, assurait la première partie, avec des chansons sympa vite fait sans plus, et une chanteuse à l’air plus cruche qu’une carafe d’eau (“Excusez moi mon lacet est défait, alors je vais le refaire”). Un set bien court de seulement 30 minutes, mais plus n’étaient pas vraiment nécessaire.

Arrive alors Groove Armada, et ça commence mal… La chanteuse, sorte de Lady Gaga en à peine moins pire, deviendra LA personne à abattre de la soirée. Présente pour la moitié des morceaux, ses chorégraphies à deux balles font bien pitié (“fais la poule”, “nage la brasse”…). Ça n’aide pas vraiment à apprécier les morceaux du dernier album, très, très médiocres. Même les bon morceaux plus anciens deviennent fades avec elle (Easy). Heureusement, un petit nain black avec une pêche d’enfer a largement remonté le niveau. Plus MC que chanteur, chacun des morceaux sur lesquels il apparaissait devenait un pur bonheur, en particulier Superstyling en guise de final. Dommage qu’il n’en ait fait que 3 ou 4.

Beaucoup de morceaux chiants pour seulement une poignée de bons, une grosse déception donc, mais il fallait s’y attendre. Heureusement, j’ai pu partir sur une bonne note.

And the looser is…

Comme prévu, le classement des “meilleurs” DJs de Radio FG est fonction de la popularité plus que du talent. On retrouve donc en tête et sans surprise le pousse-disques David Guetta, suivi du casse burne Tiëstouille, puis Joachim Garraud, Bob Sinclar et Armin Van Buurne. Les pires DJs en tête de classement, donc. Il faut attendre la huitième place pour retrouver des bons DJs, à savoir les 2 Many DJs. On est surpris de voir Benny Benassi bouger encore alors qu’il n’a pas fait grand chose d’autre depuis son tube à deux balles Satisfaction, tandis que Laurent Garnier, pourtant pas le moins connu des DJs en France, n’a pas sa place. Tant mieux pour lui, d’un sens.

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