En voyant que Groove Armada allait passer à Paris, je me suis jeté sur les places malgré un prix un peu élevé. Mais qu’importe, l’évènement est rare. Ce n’est qu’après coup que j’ai écouté leur tout dernier album, Black Light, pour me rendre compte que le duo s’était mis à produire une pop bas de gamme, bien loin des tubes d’antan. Je m’attendais donc déjà plus ou moins à une déception pour le concert. Ça commençait mal, dès l’entrée, un type cherchait désespérément à revendre une place, tandis qu’à l’intérieur, il n’y avait pas vraiment foule.
Jupiter, que je ne connaissais pas, assurait la première partie, avec des chansons sympa vite fait sans plus, et une chanteuse à l’air plus cruche qu’une carafe d’eau (“Excusez moi mon lacet est défait, alors je vais le refaire”). Un set bien court de seulement 30 minutes, mais plus n’étaient pas vraiment nécessaire.
Arrive alors Groove Armada, et ça commence mal… La chanteuse, sorte de Lady Gaga en à peine moins pire, deviendra LA personne à abattre de la soirée. Présente pour la moitié des morceaux, ses chorégraphies à deux balles font bien pitié (“fais la poule”, “nage la brasse”…). Ça n’aide pas vraiment à apprécier les morceaux du dernier album, très, très médiocres. Même les bon morceaux plus anciens deviennent fades avec elle (Easy). Heureusement, un petit nain black avec une pêche d’enfer a largement remonté le niveau. Plus MC que chanteur, chacun des morceaux sur lesquels il apparaissait devenait un pur bonheur, en particulier Superstyling en guise de final. Dommage qu’il n’en ait fait que 3 ou 4.
Beaucoup de morceaux chiants pour seulement une poignée de bons, une grosse déception donc, mais il fallait s’y attendre. Heureusement, j’ai pu partir sur une bonne note.